Rêves sur mesure – Nùrida Pradas

reves sur mesure

Résumé :

Barcelone, 1917. Antonio Molins, le fondateur de Santa Eulalia, boutique de luxe et atelier de création, vient de rendre l’âme.
A 22 ans, Andres, son fils aîné, reprend le flambeau, avec pour objectif de transformer l’entreprise familiale en une prestigieuse maison de haute couture, a l’égal de Chanel.
Pour l’épauler dans cette aventure, Fernando, styliste de génie, mais aussi grand séducteur… N’a-t-il pas épousé Rosa, la sœur de Fernando ? Et ravi le cœur de Laura, d’origine plus modeste ?
Alors que Santa Eulalia prospère et prépare le premier défilé de mode du pays, la rivalité amoureuse entre les deux femmes et les soubresauts de l’Histoire pourraient balayer bien des rêves…

Mon avis :

Merci encore aux éditions l’Archipel pour leur confiance. Ce livre me tentait énormément et dès sa réception je l’ai commencé. Il ne m’a fallu que quelques jours pour le lire. J’ai adoré même si je trouve que le résumé est trompeur.

Je m’attendais en effet à suivre Rosa et Laura, deux femmes amoureuses du même homme. Il s’agit en réalité d’un détail infime de l’intrigue qui est beaucoup plus complexe que cela. C’est une saga familiale qui s’étale sur 30 ans (1914-1944) dont le personnage central et principal est Santa Eulalia, la maison de couture. Ainsi l’auteure nous parle de toute une panoplie de destins pendant cette période trouble. Toutes les classes sociales vont être représentées : ouvriers, patrons, créateurs, clients… Cela nous permet d’avoir plusieurs points de vue et nous pouvons donc nous faire une idée plus précises sur les évènements. Personnellement, je me suis attachée à tous les personnages que j’ai trouvé très travaillés mais surtout humains. Ils ne sont pas lisses, ils ont une part d’ombre et de lumière. Certains ont été malmenés par la vie.

Au début de ma lecture par conter, je ne comprenais pas où l’auteure voulait m’amener avec tous ces pans de vie sans lien apparent (à part cette maison de couture). Mais je me suis laissée porter par la plume légère et addictive. Ce n’est qu’au milieu du livre que j’ai senti le vent tourner et que je me suis rendu compte que le contexte historique m’échappait  et m’était complètement inconnu. L’auteure nous dépeint une société en changement. Le climat politique est oppressant et va atteindre son paroxysme avec la guerre civile puis l’arrivée de Franco au pouvoir. Au delà de l’histoire, j’ai trouvé ce livre très instructif. J’ai vraiment voyagé dans le temps et me suis passionnée pour tous ces destins croisés.

En lisant les remerciements, j’ai appris que Santa Eulalia avait existé (et existe toujours d’ailleurs). Nùrida Pradas s’est donc inspirée de faits réels qui ne rendent que plus forte cette lecture même s’il s’agit bien d’une fiction. Elle rend un très bel hommage à cette maison de haute couture, à son dirigeant de l’époque mais aussi à toutes ces petites mains qui ont contribué à son essor.

Le dénouement marque la fin d’une époque et tout comme Laura j’ai ressenti une grosse bouffée de nostalgie en fermant ce roman. Une très belle découverte qui m’a fait sortir de ma zone de confort.


Ce roman est une magnifique fresque historique et familiale. Les personnages sont complexes et ne sont pas tout blanc ou tout noir. Chacun se bat pour ses convictions et ses idéaux mais ma vie ne leur fera pas de cadeau. On ne peut que s’attacher à eux et à Santa Eulalia. Un voyage réussi au cœur des années folles à Barcelone !

 

bouquet

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