La vie a parfois un goût de ristretto – Laurence Vivares

Résumé :

Lucie, styliste parisienne, revient seule, sur les lieux où son histoire d’amour s’est échouée pour essayer de comprendre, de se confronter à son chagrin, de recoloriser ses souvenirs, et peut-être de guérir. Ce voyage intérieur et extérieur la conduit à Venise, trouble et mystérieuse en novembre, pendant la période de l’acqua alta. Au rythme d’une douce errance, Lucie vit trois jours intenses, sous le charme nostalgique de la ville. En compagnie de Vénitiens qui croiseront providentiellement sa route, un architecte et sa sœur, une aveugle, un photographe, elle ouvre une nouvelle page de son histoire…

 

Mon avis :

Je remercie Babelio et les éditions Eyrolles pour cet envoi. J’ai découvert cette maison d’édition il y a quelques mois et je dois dire que leur catalogue me plait beaucoup. Ce livre ne déroge pas à la règle, je l’ai beaucoup aimé même si je l’ai trouvé trop court et donc parfois pas assez développé.

Lucie, styliste à Paris, décide de partir 3 jours à Venise. Elle compte faire le deuil de sa relation passée avec Laurent. Si au départ, nous ne savons rien de cette histoire, rapidement on comprend que c’était un homme toxique qui lui a fait perdre toute confiance en elle. Cette petite escapade vénitienne est pour elle l’occasion de se remémorer les derniers jours de leur histoire, de faire le point sur sa vie.

J’ai aimé le personnage de Lucie et son évolution : mélancolique et solitaire au début de son séjour, elle va s’ouvrir aux autres et regarder vers l’avenir plutôt que vers le passé. A travers ses déambulations dans la ville et au gré de ses rencontres, elle va se reconstruire. Elle va découvrir la face cachée de Venise grâce à Angelo, un homme doux et délicat. Si le premier jour elle était hantée par ses souvenirs, elle va finalement accepter la perte et aller de l’avant.

Mais revenons sur le personnage d’Angelo. C’est le gros coup de cœur de ce roman. C’est lui qui va guider Lucie et lui montrer la Venise des Vénitiens. Il est gentil, tendre…bref adorable. Il a vécu un drame qui ne le rend que plus attachant à nos yeux et lui aussi a du se reconstruire. Nos deux protagonistes sont très rapidement attirés l’un par l’autre mais tout se fait en douceur et c’est appréciable.

J’ai beaucoup aimé cette quête initiatique et je me suis vue flâner à Venise que je ne connais pas (encore !). L’atmosphère qui se dégage de ce roman m’a envoutée, j’ai ressenti l’humidité ambiante spécifique à l’Aqua Alta. J’avais moi aussi les pieds dans l’eau et j’ai pu ainsi m’imprégner de ce roman. L’auteure semble maitriser son sujet entre visites et anecdotes. Indéniablement, elle m’a donné envie d’y partir.

Le récit est porté par la plume délicate de Laurence Vivares qui arrive à faire passer de belles émotions. Le roman est court (200 pages) et se lit d’une traite. C’est d’ailleurs le seul point « négatif » : j’aurai aimé qu’il soit un peu plus fourni, que l’auteure creuse un peu plus. J’aurai pu peut-être m’attacher d’avantage à Lucie et peut-être approfondir ma réflexion.

Une très belle lecture tout de même !


Une lecture douce et délicate pour un beau moment d’évasion et une belle réflexion sur la vie.

 

Très bonne lecture

3 commentaires sur “La vie a parfois un goût de ristretto – Laurence Vivares

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