La lumière était si parfaite – Carène Ponte

Résumé :

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes.

Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Mon avis :

Chaque année, il y a une sortie littéraire que je ne rate jamais : le roman de Carène Ponte. C’est l’assurance de passer un très bon moment. Celui-ci ne fait pas exception à la règle.

Megg s’est oubliée et s’est perdue dans son rôle de mère au foyer. Complètement débordée et manquant de considération, elle n’est pas heureuse et se sent invisible. Pour ne rien arranger, ses relations avec sa fille adolescente sont houleuses Quand elle découvre une pellicule non développée dans les affaires de sa défunte mère, l’heure du changement a peut être sonné.

Le thème du roman m’a interpellée. Parce que c’est vrai qu’il est très facile de se laisser submerger par les tâches quotidiennes et de mettre en veilleuse son statut de femme au profit de celui de mère. C’est ce qui arrive à Megg, sauf qu’en plus de cela, elle n’a aucune reconnaissance. Pire tout ce qu’elle fait est normal puisqu’elle ne travaille pas. Je n’ai pas aimé le comportement de son mari qui la délaisse et lui laisse penser qu’elle ne lui sert qu’aux tâches domestiques. Le mal-être de l’héroïne est palpable dès les premières pages. Il est urgent qu’elle réagisse et qu’elle se retrouve. Voici tout l’enjeu de ce roman. Que Megg redevienne Megg. Pas la « mère de » ou « la femme de », non Megg elle-même, celle qu’elle est réellement. Car dans la vie on ne se définit pas par rapport aux autres. Heureusement elle peut compter sur son amie fantasque qui se fera une joie de la faire réagir.

Ce duo de personnages fonctionne très bien, Romy étant aussi délurée que Megg est classique. Romy apporte un vent d’air frais à l’intrigue et surtout de la légèreté et de l’humour. Parce que malgré tout, c’est un roman optimiste et lumineux que nous livre l’auteure.

Grâce à de multiples thèmes (comme l’adolescence, les relations mère/fille, le regard des autres ou les secrets) ce roman gagne en complexité sans en perdre la simplicité caractéristique de Carène Ponte. Cette lecture est très addictive et se dévore en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Pourtant, et c’est ce qui explique que je ne sois pas complétement conquise, j’ai trouvé le dénouement bien trop rapide et succinct. La finalité de l’intrigue est atteinte puisque Megg s’est retrouvée, mais j’aurai aimé en savoir beaucoup plus sur le devenir de son couple notamment. C’est aussi le problème quand on aime vraiment les personnages, on ne veut pas les quitter…


Une lecture optimiste et lumineuse qui nous rappelle de ne pas s’oublier…

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