Quand s’illumine le prunier sauvage – Shokoofeh Azar

Résumé :

1979. La révolution islamique gronde à Téhéran. Une des plus vieilles monarchies au monde tombe pour le régime répressif de Khomeiny. 

Contraints de fuir la capitale, Hushang, Roza et leurs trois enfants tentent de reconstruire leur vie dans le petit village reculé de Razan, au cœur de la région montagneuse du Mazandéran. Malgré la terreur, malgré les âmes des martyrs de la révolution qui rôdent en attendant l’heure de la vengeance, malgré la tempête de neige noire, la forêt où poussent les pruniers sauvages offre un refuge aux espoirs et aux rêves de liberté. 

Mais personne n’échappe longtemps à la violence, et le chaos s’étend rapidement à l’ensemble du pays, n’épargnant ni les jeunes, ni les vieux, ni les vivants, ni les morts. 

Djinns, démons, sirènes et fantômes côtoient dictateurs et bourreaux dans ce texte empreint de réalisme magique à la manière d’un poème perse. Un voyage merveilleux et terrifiant dans l’histoire et le folklore iraniens. 

Mon avis :

J’ai tout de suite été attirée par ce titre de la rentrée littéraire. Je me doutais qu’il me sortirait de ma zone de confort mais je n’imaginais pas à quel point. Ce roman est clairement très particulier, un ovni dans son genre. Soit on aime soit on aime pas, sans demi mesure je pense.

Nous suivons une famille iranienne de 5 personnes : la mère, le père, le fils et les 2 filles. C’est une des deux filles, la plus jeune, qui nous raconte leur histoire depuis la révolution iranienne. Contraints de fuir Téhéran, ils ont trouvé refuge dans un petit village.

Premier point déstabilisant : la narration. Ce roman est loin d’être un récit linéaire. La narratrice oscille entre présent, passé et anecdotes. Pourtant c’est bien construit si bien qu’on ne s’y perd pas. La plume est fluide et relativement accessible mais trop factuelle et amère Ce qui m’a vraiment déstabilisée c’est la narratrice dont on sait si peu de chose. Difficile de lui donner un âge, difficile de la connaître tant les interactions entre les différents membres de la famille sont rares. Il y a peu de dialogue, peu d’action, impossible de savoir où l’autrice veut nous amener. Et puis d’un seul coup, une révélation, que je n’ai pas vu venir et qui explique beaucoup de chose…

Ce roman est surprenant parce que la réalité côtoie les mythes. L’ambiance est sombre, fantasmagorique. Vivants et morts cohabitent subtilement. Ce roman est un hommage à la culture iranienne et perse, à son folklore. C’est une lecture dépaysante à bien des niveau.

Mais comme je vous l’ai dit c’est le genre de livre où soit on adhère soit on adhère pas. Et malheureusement, avec moi ça ne l’a pas fait. Bien que je reconnaisse ses qualités, la majeure partie du temps je n’ai rien ressenti de particulier à cette lecture et j’ai même été perdue pendant longtemps. La frontière entre mythe et réalité était trop fine pour moi…mon côté cartésien l’a emporté sur ma volonté d’aimer. Je suis passée à côté de ce roman. Dommage.


Un hommage vibrant à la culture iranienne et à son folklore à l’ambiance fantasmagorique.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :