Juste à côté de moi – Sophie Carquain

Résumé :

Quand Susie Pritt est embauchée par la famille Wagner pour peindre une fresque murale pour leur fils disparu, elle comprend vite qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de fugue ou d’un tragique accident. Niels a disparu dans sa chambre. Depuis un an, il ne sort plus, ne parle plus ni à ses parents ni à sa soeur, ne communique plus par aucun moyen. Il est là, juste à côté, mais il vit en dehors du monde.

Hantée par ses propres démons, Susie se donne pour mission de faire revenir le jeune homme. Alors qu’ils s’apprivoisent mutuellement, ces deux êtres blessés par la vie vont s’accompagner à leur façon sur le chemin de la guérison.

Un roman sensible et bouleversant sur l’ouverture à l’autre, la résilience et la puissance de l’art.

Mon avis :

Après avoir tant aime Le roman de Molly N., j’avais hâte de découvrir le nouveau roman de Sophie Carquain. Le résumé laisse entrevoir une histoire très poignante alors je me suis lancée les yeux fermés. Malheureusement, je vais aller à contre courant de la tendance, n’ayant pas autant apprécié que je le pensais. C’est donc avec quelques réserves que je vais vous parler de cette nouvelle parution.

« Juste à côté de moi » c’est l’histoire de Susie, rescapée du Bataclan, qui peint des fresques murales chez des particuliers. Sa vie va changer lorsqu’elle va accepter un chantier un peu particulier. Le fils de la famille a disparu et ses parents pensent que Susie pourrait l’aider à revenir.

L’art est vraiment au centre du roman. L’art est considéré ici comme une thérapie, il permet d’ailleurs à Susie de se libérer, de libérer ses émotions enfouies. L’art joue le rôle d’une catharsis, parce que Susie souffre d’un choc post-traumatique. C’est une survivante. Elle a connu la peur, l’horreur, l’impensable. Elle s’en est sortie mais a perdu sa soeur. Comment vivre après cela ? Comment se reconstruire ? J’ai été fortement touchée par cette battante mais qui ne le serait pas… C’est un sujet très dur et très délicat que Sophie Carquain aborde ici mais elle le fait avec beaucoup de pudeur et de sensibilité.

Le 2eme personnage principal de ce roman c’est Niels, un adolescent qui a disparu dans sa chambre dont il ne sort plus. Il s’est tout simplement coupé du monde, coupé de sa vie. Ce phénomène a un nom : Hikikomori. Vous ne connaissez pas ? Rassurez vous, moi non plus. C’est une pathologie rare et difficilement compréhensible je trouve. Niels a donc décidé de vivre reclus, au grand désespoir de ses proches. Il n’est plus acteur de sa vie, il est seul, incompris. Ce n’est pas un caprice d’adolescent, il n’a pas choisi de vivre comme ça. C’est sa dépression qui petit à petit l’a paralysé, l’a isolé. La fresque de Susie va le réveiller, va réveiller l’étincelle de vie en lui et c’est une relation très privilégiée et intime qui va se nouer entre les 2. L’art va les réunir.

La souffrance et la solitude transpirent à chaque page, mais c’est un roman porteur d’espoir où la couleur de la vie côtoie la noirceur de la mort. Mais si Sophie Carquain aborde le thème des maladies mentales avec brio, je suis malheureusement hermétique au pouvoir de l’art. J’ai lu ce roman en restant la majeure partie insensible et indifférente. Je n’étais pas indifférente aux sorts de nos deux protagonistes mais à cet art coloré, fédérateur, reconstructeur, libérateur.

C’est un roman très court (250 pages à peine), percutant de par les sujets abordés mais qui n’aura pas su me toucher. Quand je vois les très nombreuses critiques positives, je comprends que j’ai du passer à côté de quelque chose mais chacun a sa sensibilité. C’est pourquoi je vous invite à vous faire votre propre opinion…


Ce roman sur le pouvoir libérateur de l’art n’aura pas su me toucher et atteindre mon coeur. Il est passé juste à côté de moi.

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