Les filles du Lac, tome 1 : Les rives de l’espoir – Maria Nikolai

Résumé :

À Meersburg, sur les rives du lac de Constance, en 1917, la jeune Helena et ses soeurs regardent le Lindenhof, le grand domaine familial, avec une certaine nostalgie. Trois ans de guerre ont laissé des traces. Les chambres d’amis sont vides, le jardin autrefois magnifiquement fleuri dépérit, tandis que Gustav, le père, est au front et que la mère, Elisabeth, règne sur les lieux d’une main de fer.

Mais malgré les temps difficiles, Helena ne peut pas abandonner de donner une nouvelle vie où elle a tant de merveilleux souvenirs d’enfance. Le transformer en un bel hôtel pourrait lui redonner son lustre d’antan… Lorsqu’un jeune noble russe fuyant la Révolution d’octobre loue une chambre au Lindenhof, Helena reprend courage. Le bel inconnu a une aura intrigante mais son visage est marqué par la vie. Et alors qu’ils se rapprochent peu à peu, Helena comprend que leur hôte dissimule un secret. Quelque chose qui va également bouleverser sa vie à tout jamais…

Mon avis :

Si j’ai tout de suite été intriguée par ce résumé, je le trouve néanmoins très trompeur. Il dévoile un aspect de l’intrigue qui n’arrive que très tardivement, et même si ce n’est pas un véritable problème, c’est tout de même dommage… d’autant que sur le papier, cette fiction historique avait tout pour me plaire. Et si ce serait mentir de dire que je n’ai pas apprécié cette lecture, je ne peux malheureusement pas dire qu’elle soit sans défaut… Explications.

Si vous cherchez un roman plein d’action et de rebondissements, passez votre chemin ce roman n’est clairement pas fait pour vous. Ici la tendance est plutôt à la contemplation et à la langueur. On s’imprègne des lieux, du climat ambiant, des personnages. Nos sens sont mis en éveil notamment le goût et l’odorat, j’ai trouvé que l’immersion était réussie. Le rythme volontairement lent appelle à la méditation mais pose surtout les bases de l’intrigue. Et même si quelques éléments nous laissent penser que l’équilibre précaire du domaine pourrait être chambouler, il n’y a rien de tangible pendant plus de 200 pages. Je me suis parfois sentie perdue au milieu de toutes ces descriptions qui me semblaient inutiles… jusqu’à ce que l’autrice renverse la tendance et ravive mon intérêt. Tous ces petits détails qui semblaient superflus prennent sens, les pièces du puzzle s’emboitent et le rythme s’accélère enfin ! La deuxième partie du roman est bien plus intéressante et bien plus dynamique. La fiction se mêle subtilement à la réalité tant le travail de documentation est conséquent. L’intrigue se déroule pendant la Première Guerre Mondiale mais en Allemagne. J’ai aimé changer de point de vue et ainsi dédiaboliser nos ennemis d’antan. Que l’on soit Allemand ou Alliés, cela ne change finalement pas vraiment les conditions de vie, le rationnement, les épidémies…mais surtout les personnages de cette famille n’en reste pas moins attachants !

Je me suis finalement laissée emporter par les évènements au gré des secrets et des révélations. Et j’ai passé un très agréable moment.


Une fiction historique richement documentée et entraînante malgré un rythme assez inégal.

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